Salut à tous , Shakira a joué les féministes samedi dernier ( 19 avril 2008 ) à une journée de la campagne "Barrananquiella" , qui a pour but de promouvoir la participation des femmes dans leur ville . L'événement a eu lieu dans la zone piétonne de Paseo Bolivar à Barranquilla , la ville natale de Shakira . A été énoncé un discours de Shakira que voilà en Espagnol , que je n'ai ce soir pas le temps de traduire . Mais pour ceux qui maîtrisent l'espagnol , vous remarquerez que c'est un véritable poème !
BARRANQUIELLAS.
Este no es un día cualquiera, es el día en que las mujeres de mi tierra, por primera vez, nos reunimos a juntar nuestras fuerzas por una mejor ciudad y un mejor país forjado por nosotras!
Muchas veces he escuchado decir: "detrás de un gran hombre siempre hay una gran mujer"; así mismo, pienso que detrás de un gran pueblo ha habido grandes mujeres!!!
Y esa mujer, síntesis del amor, de la entrega, de la abnegación y la pasión sin limites, está expresada en cada una de ustedes, está expresada en mi madre, en las madres de cada una de nosotras y en las madres de nuestras madres.
Las he visto con mis propios ojos en las estudiantes, las maestras, las religiosas, las médicas, las enfermeras, las catedráticas, las vendedoras de mango y corozo, en todas aquellas mujeres que desde el inicio de mi vida me han enseñado la bendición y el lujo de haber nacido en esta tierra que tiene tanto para mostrarle al mundo, esta tierra que no se parece a ninguna otra.
Estamos aquí hoy por una razón; para mirarnos mutuamente y reconocernos, reconocer la fuerza que hay en cada una de nosotras, esa misma fuerza potenciada por nuestra unión.
Estamos aquí para reconocer el talento del que estamos hechas, nuestro potencial y todo aquello que podemos lograr si usamos nuestra voz.
La mujer barranquillera, desde su hogar, por siglos fue esculpiendo a esta tierra e imprimiéndole a sus hijos el espíritu indestructible de esta ciudad; fue dejando gravada en estas calles la alegría de nuestra gente; la mujer barranquillera fue quien le enseñó a bailar a esta tierra y también a sonreír ante la adversidad.
Ahora que hemos cumplido con esa tarea, en este siglo y en esta década, tenemos las mujeres una responsabilidad aun mayor, la de no ser invisibles, la de levantar nuestra voz para que sea escuchada en esta ciudad, en este país, en el mundo. Tenemos el mandato de rebelarnos ante todo aquello con lo que nunca estuvimos de acuerdo y nunca estaremos de acuerdo, la posibilidad de conducirnos, de guiarnos hacia un país más justo, más equitativo, hacia un presente y un futuro en el que todo niño desde ya reciba una educación digna, para que no se quede un solo niño por fuera de nuestras escuelas, que no permitamos más en nuestro tiempo un solo niño con hambre. Tenemos el deber de velar para que cada niño, sin importar la raza, el sexo, su condición social o económica, reciba las oportunidades que toda persona merece, porque la educación y la alimentación de nuestros hijos no son un lujo como nos lo han hecho creer, sino un derecho de todos y para todos, sin excepción.
A nosotras nos toca reclamar y luchar para que se ejerzan y se respeten los derechos de nuestros hijos, que serán entonces los derechos de los hijos de nuestros hijos, los derechos de una nación.
Las mujeres colombianas compartimos hoy un destino común; el de no conformarnos con poco, el de ir por más. Y sepan que admiro profundamente a la mujer nacida en esta tierra, a la que debo lo que soy y lo que he conseguido y a grandes mujeres barranquilleras que han marcado mi vida desde sus comienzos, mujeres que me enseñaron y me inspiraron. Mujeres como mi madre Nidia Ripoll, como las profesoras y religiosas de mi colegio, como tantas amigas y como personas ilustres, joyas de nuestro tesoro patrio, mujeres ejemplos de vida, obra y palabra como mi inolvidable Meira Del Mar, Estercita Forero y muchas más.
Si Dios me dejara volver a nacer y me preguntara en qué cuerpo escogiera para regresar a este mundo, le pediría que me diera otra vez las caderas, las manos, el corazón y la palabra de una barranquillera.
Las invito para que vayamos por más y que jamás nos conformemos con poco. Recordemos siempre que nuestra querida ciudad tiene nombre de mujer! O, al menos, camina como una, siempre hacia adelante.
Las quiero mucho! Shakira.
Je viens de voir que chez whenever , il a été traduit
Discours de Shakira aux femmes de Barranquilla - 19/04/08
Discours traduit par Isa du forum Shakirawhenever
"Aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres. C'est le jour où, pour la première fois, nous, les femmes de mon pays, nous réunissons pour rassembler nos forces afin de construire une meilleure ville et un meilleur pays !
J'ai plusieurs fois entendu dire : « derrière un grand homme il y a toujours une grande femme » ; de même je pense que derrière un grand peuple il y a eu de grandes femmes !!!
Et cette femme, synthèse de l'amour, du dévouement, de l'abnégation et de la passion sans limites, s'exprime en chacune de vous, elle s'exprime chez ma mère, chez chacune de nos mères et chez les mères de nos mères.
Je les ai vues de mes propres yeux chez les étudiantes, les institutrices, les religieuses, les femmes médecins, les infirmières, les universitaires, les vendeuses de mangue et de corozo, chez toutes ces femmes qui depuis le début de ma vie m'ont montré la chance que j'ai d'être née dans ce pays qui a tellement de choses à montrer au monde, ce pays qui ne ressemble à aucun autre.
Aujourd'hui nous sommes ici pour une raison ; pour nous regarder mutuellement et reconnaître la force qu'il y a en chacune de nous, cette même force qui est décuplée par notre union.
Nous sommes ici pour reconnaître le talent qu'il y a en nous, notre potentiel et tout ce que nous pouvons obtenir si nous faisons entendre notre voix.
Depuis son foyer, la femme barranquillera a sculpté cette terre pendant des siècles et elle a transmis à ses enfants l'esprit indestructible de cette ville. Elle a laissé gravée dans ces rues la joie de notre peuple. La femme barranquillera est celle qui a appris à ce pays à danser et aussi à sourire face à l'adversité.
Maintenant que nous avons accompli cette tâche, nous avons, nous les femmes, une responsabilité encore plus grande, celle de ne pas être invisibles, celle d'élever la voix pour qu'elle soit entendue dans cette ville, dans ce pays, dans ce monde. Nous avons le devoir de nous rebeller contre tout ce avec quoi nous n'avons pas été d'accord et avec quoi nous ne serons jamais d'accord, nous avons la possibilité de guider ce pays pour qu'il devienne plus juste et plus équitable, pour qu'à l'avenir chaque enfant reçoive une éducation digne de ce nom, pour qu'aucun enfant ne soit privé d'école ni ne souffre de la faim. Nous avons le devoir de veiller à ce que chaque enfant, quelle que soit sa race, son sexe, sa condition sociale ou économique, ait les opportunités que toute personne mérite, parce que l'éducation et l'alimentation de nos enfants ne sont pas un luxe contrairement à ce qu'on nous a fait croire, mais un droit de tous et pour tous, sans exception.
Nous devons lutter pour que les droits de nos enfants soient reconnus et respectés, car ce seront ensuite les droits de nos petits enfants et les droits de notre nation.
Nous, les femmes colombiennes, partageons aujourd'hui le même destin ; celui de nous satisfaire de peu de choses, celui d'aller toujours plus loin. Et sachez que j'admire profondément la femme née sur cette terre, celle à qui je dois tout ce que je suis et ce que j'ai réussi à accomplir, et j'admire également de grandes femmes barranquilleras qui ont marqué ma vie depuis ses débuts, des femmes qui m'ont tout appris et qui m'ont inspirée. Des femmes comme ma mère Nidia Ripoll, comme les professeurs et les religieuses de mon collège, comme tant d'amies et de personnes célèbres, qui sont des bijoux de notre pays, des femmes qui sont des exemples de vie comme mon inoubliable Meira del Mar, Estercita Forero et beaucoup d'autres.
Si Dieu me laissait renaître et me demandait quel corps je choisis pour revenir dans ce monde, je lui demanderais qu'il me donne encore une fois les hanches, les mains, le c½ur et les mots d'une barranquillera.
Je vous invite à ce que nous allions toujours plus loin et à ce que nous ne nous contentions jamais de peu de choses. Souvenons nous toujours que notre ville chérie porte un nom de femme ! Ou, au moins, qu'elle avance comme une femme, en allant toujours de l'avant.
Je vous aime beaucoup ! Shakira"